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"Passer une journée à Cotonou
La capitale économique du Bénin"
Cotonou a tous les atouts d'une ville moderne où
l'individualisme prime sur ......
Autrefois les africains vivaient plus en famille. Aujourd'hui dans
cette ville de Cotonou plus personne ne se soucie de son prochain.
Ainsi, tôt le matin chacun essaie de vaquer à ses
occupations. A 5 heures 30 minutes je saute de mon lit et commence ma
journée par un recueillement au pied des photographies de mes
parents défunts. Bien sūr après une courte louange
chantée adressée à Dieu le Créateur. Le
sens de tout ceci est la demande d'une protection par les mānes de mes
ancêtres et par Dieu. La prière terminée je file un
ensemble de Joggin pour une parfaite mise en jambe.
Mon exercice préféré est la marche. Un
kilomètre à pied dans mon quartier à travers les
rues baptisées Vons (Voies Orientée Nord.Sud). De la vons
du Cinéma Le Bénin à la rue capitaine ADJOVI je
vais jusqu'au Monument de l' Etoile Rouge, rejoint la gare de
Cadjèhoun passe par la Bourse du Travail, Reviens au Centre de
l'Artisanat, le Hall des Art et des sports, Devant le Ministère
de la Jeunesse et des Sports. J'entreprends un footing pour voir
dégouliner sur mon corps de grosses gouttes de sueur.
A sept heures trente minutes je rentre à la maison juste en face
du Ministère pour prendre mon bain. J'écoute quelques
informations radiophoniques afin d'être informé des
nouvelles de mon pays et du monde. Après je m'habille et
m'apprête pour le service. Je me dirige vers la station où
je prends le bus pour me rendre au service situé dans la
banlieue de Cotonou.
En effet, je suis employé à "Yara-Bénin" au
service informatique du "Pont Bascule". C'est une société
spécialisée dans la fabrication de l'engrais chimique. Ma
fonction consiste à peser tous les véhicules et les
camions à l'entrée comme à la sortie afin de
vérifier s'ils ont effectivement pris la quantité
déclarée. A ce poste, j'ai découvert un autre
monde celui des conducteurs qui a ses règles, ses caprices et
avec qui il faut apprendre à être patient. Je passe huit
heures de temps dans l'usine pour reprendre le chemin du retour
à dix huit heures et le reste de la soirée est
consacrée à l'internet puis dans les rues de Cotonou
sous les rayons des lampadaires où je me promène en
contact de la nature à la recherche de nouvelles inspirations.
Je dois avouer que je suis un vrai noctambule car avec ce silence
relatif dans la nuit profonde, je me mets en contact avec la nature et
les esprits à qui je formule mes vœux et mes
doléances. Je suis «Un couche tard lève-tôt» si je
peux m'exprimer ainsi.
Voilà partagée avec vous la vie quotidienne de citoyen de
l'autre bout du monde que je suis.
Par Glèlè M. Rémy
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